Arrêtons les violences ! - Jean-Luc LAGLEIZE

Arrêtons les violences !

La crise sanitaire que nous vivons et le confinement que nous devons collectivement respecter pour atténuer l’épidémie peut exacerber les violences sexistes et sexuelles ou conjugales, notamment en raison de la promiscuité prolongée, des tensions, ou de l’anxiété.

 

 

Nous connaissons tous la phrase de Simone de Beauvoir alertant il y a des années de cela sur le fait « qu’il suffira d’une crise pour que les droits des femmes soient remis en cause ».

 

Pour éviter cela, malgré le contexte particulier que nous traversons, le Gouvernement a pris une série de mesures afin de mieux défendre et protéger les femmes, les enfants et les familles, et de lutter contre les violences conjugales et intrafamiliales.

 

Tout d’abord, le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. Les juges aux affaires familiales continuent à assurer le prononcé des ordonnances de protection afin de garantir aux victimes une protection rapide et efficace.

 

Ensuite, le traitement des contentieux urgents est assuré, des permanences sont tenues dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures utiles de protection pour les enfants exposés à une situation de danger. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire peuvent être rendues par les magistrats pour garantir leur protection. L’accueil de ces enfants est assuré par les professionnels de la protection de l’enfance, dont la mobilisation doit être saluée en ce temps de crise sanitaire inédite.

 

De la même manière, les forces de l’ordre sont pleinement mobilisées dans leur combat contre les violences intrafamiliales. En cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il convient de contacter les services de première urgence : le 17 est à la disposition des victimes et doit impérativement être le moyen de contact utilisé en cas d’urgence. Il permet une action rapide de la police ou de la gendarmerie et que tout soit mis en place pour protéger la ou les victimes.

 

Par ailleurs, durant toute la période du confinement, la plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes mise en place par le Gouvernement pour signaler des violences et pouvoir bénéficier d’assistance et de conseils est pleinement opérationnelle, disponible sur arretonslesviolences.gouv.fr. Elle reste active 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formées aux violences sexistes et sexuelles de manière anonyme et sécurisée.

 

 

En outre, depuis le début de la période de confinement, un plan a été déployé pour protéger les victimes de violences conjugales :

  • Le 3919, numéro d’écoute national, reste opérationnel et une écoute à distance a été mise en place. La ligne est ouverte du lundi au samedi de 9h à 19h.
  • Les accueils de femmes se poursuivent dans des centres d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences, dans le respect des mesures barrières.

 

De même, le secteur de la protection de l’enfance est pleinement mobilisé, grâce aux professionnels qui permettent au 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, de continuer à être joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en priorisant les appels d’enfants. L’appel, gratuit depuis tous les téléphones, n’apparaît sur aucun relevé téléphonique.

D’autres associations de protection de l’enfance restent également, plus que jamais, à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

  • La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00
  • L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62
  • Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10
  • Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234
26 mars 2020