2ème table ronde sur le péage de L'Union - Jean-Luc LAGLEIZE

2ème table ronde sur le péage de L’Union

Cette deuxième table ronde faisait suite à ma question en 2018 à Mme Brune POIRSON, Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, sur le « petit péage » de L’Union et à la demande de Mme Élisabeth BORNE, Ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, d’organiser à Toulouse ces réunions sous l’égide de la Préfecture d’Occitanie et de la Haute-Garonne.

Le « petit péage » de L’Union permet aux habitants et aux salariés d’accéder aux derniers hectomètres de l’autoroute A68 qui relie Albi et le Tarn au périphérique toulousain, en prenant directement le périphérique toulousain.

Suite à la première table ronde du 17 octobre 2018, il avait été convenu, par les différentes parties prenantes, d’attendre les conclusions d’une étude réalisée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) sur l’impact de trois différents scénarios que sont la suppression de ce péage, la gratuité pour les usagers des 14 communes concernées, ou la gratuité pour les covoitureurs, avec pour chaque scénario :

  • L’évolution des trafics aux heures de pointe et aux heures creuses.
  • Les temps de parcours.
  • La gratuité du péage de l’union pour les covoitureurs.

L’étude de la DREAL qui nous a été présentée le vendredi 22 février 2019, indiquerait une baisse des trafics sur les RD 888 et 112 sans réel gain de temps de trajet mais aussi une congestion sur l’A68 et sur les giratoires aux alentours, et une augmentation des trafics et du bruit dans les communes de L’Union et de Saint-Jean.

Dans les deux autres scénarios, les impacts, bien qu’atténués par rapport au scénario 1, seraient également négatifs. Si on ajoute le coût estimé par cette étude du rachat du petit péage, (soit 39 millions d’euros), les conclusions de ce rapport ne sont pas favorables à la suppression de ce péage urbain.

La solution est peut être ailleurs, car pour fluidifier la circulation il faut tout d’abord réduire le mouvement pendulaire aux heures de pointe sur l’A68, qui traverse la 2ème circonscription de la Haute-Garonne. J’ai à ce titre initié une réflexion sur un projet de bus express sur l’autoroute A68, visant à relier le nord de la circonscription au métro de Borderouge.

Ce bus, cadencé aux heures de pointe, un peu comme les Linéo de Tisséo, pourrait permettre aux habitants de ce territoire de rejoindre Toulouse par un système de transport en commun innovant qui serait lui même relié aux aires de covoiturage par des navettes autonomes. Des réunions avec les acteurs concernés par ce projets sont en cours et je ne manquerai pas de vous tenir informés des avancées.

22 février 2019