Commission des affaires économiques – Audition de Bruno LE MAIRE, Agnès PANNIER-RUNACHER et Alain GRISET - Jean-Luc LAGLEIZE

Commission des affaires économiques – Audition de Bruno LE MAIRE, Agnès PANNIER-RUNACHER et Alain GRISET

Mardi 28 juillet 2020, la Commission des affaires économiques a auditionné Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Agnès PANNIER-RUNACHER, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, et Alain GRISET, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises.

 

La crise nous amène à faire des choix difficiles, mais est aussi une opportunité pour innover dans nos politiques publiques et développer de nouveaux secteurs d’activité stratégiques pour l’avenir de notre pays.

 

Dans le contexte actuel de baisse d’activité, les entreprises disposent de trois possibilités pour prévenir des licenciements économiques : proposer une formation à leurs salariés, les placer en activité partielle, ou recourir au prêt de main-d’œuvre entre entreprises.

 

Malgré leur intérêt en période de crise, les deux premiers dispositifs ne sont pas générateurs de croissance ni de richesse.

 

Pour pallier des difficultés de recrutement dans certains secteurs en tension ou éviter le chômage partiel en cas de baisse d’activité dans d’autres, une entreprise peut également recourir au prêt de main-d’œuvre. L’employeur met alors des salariés à la disposition d’une autre entreprise utilisatrice pendant une durée déterminée. Mais ce prêt de main-d’œuvre entre entreprises est inefficace en période de crise, car aucune structure ne souhaite prendre en charge de nouveaux salaires et charges.

 

J’ai donc proposé aux ministres de rapprocher les dispositifs d’activité partielle et de prêt de main-d’œuvre entre entreprises afin que l’État prenne intégralement en charge les salaires du personnel détaché vers des secteurs stratégiques, qui seraient définis dans un partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales.

 

Un ingénieur aéronautique d’Airbus à Toulouse pourrait, par exemple, être détaché temporairement dans un centre de recherche ayant pour objectif d’accélérer la robotisation et la digitalisation nécessaire à la filière aéronautique, ou encore dans une startup toulousaine innovante œuvrant dans le domaine des mobilités du futur ou de l’intelligence artificielle.

 

Ce dispositif, crucial pour l’industrie aérospatiale mais pas uniquement, nous permettrait de développer de nouvelles filières d’excellence dans nos territoires tout en sauvegardant de précieuses compétences.

 

Je vous invite à retrouver dans la vidéo ci-dessous mon intervention, ainsi que la réponse de Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance :

 

28 juillet 2020