Question au Gouvernement sur la préservation de l’emploi et des compétences professionnelles en temps de crise - Jean-Luc LAGLEIZE

Question au Gouvernement sur la préservation de l’emploi et des compétences professionnelles en temps de crise

A l’occasion de la séance de questions orales du mardi 30 juin 2020 à l’Assemblée nationale, j’ai proposé au Gouvernementla création d’un ambitieux dispositif de détachement pour éviter des licenciements économiques et préserver les compétences professionnelles à Toulouse et en région Occitanie.

 

Alors que la crise sanitaire entraîne dans son sillage une crise économique sans précédent, il est impératif de revoir en profondeur nos politiques publiques en matière de préservation de l’emploi et des compétences.

 

Dans de nombreux secteurs de pointe, comme l’aéronautique et le spatial en Haute-Garonne et en Occitanie, la formation et la montée en compétence d’une main d’œuvre extrêmement qualifiée peut prendre plusieurs années.

 

Or, dans le contexte actuel de baisse d’activité, les entreprises disposent de deux possibilités pour prévenir des licenciements économiques : proposer une formation à leurs salariés ou les placer en activité partielle.

 

Ces dispositifs ont démontré leur intérêt, mais ne sont malheureusement pas générateurs de croissance, ni de richesse pendant toute la durée de la formation ou du chômage partiel.

 

Avec la mise en œuvre d’un troisième dispositif, le « détachement », une entreprise en difficulté mais souhaitant conserver ses salariés pour ses besoins futurs en raison de leur expertise inestimable, les détacherait dans une structure publique ou privée locale dans l’objectif de développer de nouveaux pôles d’excellence.

 

Un ingénieur aéronautique d’Airbus à Toulouse pourrait par exemple être détaché pour une durée déterminée dans un centre de recherche ayant pour objectif d’accélérer la robotisation et la digitalisation nécessaire à la filière aéronautique, ou encore dans une startup toulousaine innovante œuvrant dans le domaine des mobilités du futur ou de l’intelligence artificielle.

 

Je vous invite à retrouver dans la vidéo ci-dessous mon intervention, ainsi que la réponse de Mme Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :

 

30 juin 2020