Question au Gouvernement sur le sauvetage de la filière aéronautique française - Jean-Luc LAGLEIZE

Question au Gouvernement sur le sauvetage de la filière aéronautique française

A l’occasion de la séance de questions au Gouvernement du mardi 05 mai 2020 à l’Assemblée nationale, j’ai interrogé Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances, sur le sauvetage de la filière aéronautique française.

 

 

Depuis près de 50 ans, le secteur aéronautique contribue fortement à l’attractivité et à la croissance économique de la Région Occitanie, en particulier dans le département de la Haute-Garonne et dans la métropole Toulousaine.

 

Au total, la filière aéronautique emploie directement dans notre région près de 110 000 emplois qualifiés qui génèrent eux-mêmes des emplois indirects dans tous les secteurs de la vie économique, soit plus de 200 000 emplois au total.

 

Or, la pandémie de Covid-19 a entraîné une chute sans précédent du trafic aérien mondial et met en danger les compagnies aériennes et donc l’ensemble de la filière aéronautique. Après de longues années de croissance forte et continue, cette industrie connaît ainsi un coup d’arrêt brutal.

 

Suite aux annonces sans précédent pour sauver Air France-KLM par le biais de sept milliards d’euros de prêts garantis par l’État, j’ai souhaité interroger Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances, sur le plan de sauvetage de la filière aéronautique, qui doit permettre de sécuriser les grands groupes comme Airbus, ainsi que l’ensemble des réseaux de sous-traitants composés de très petites entreprises (TPE), de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI).

 

Car au-delà d’Airbus, c’est toute la chaîne de valeur qui va à l’encontre d’une situation insurmontable, puisque même avec une reprise progressive de l’activité au fil des prochains mois, près de 100 000 emplois directs et indirects sont en jeu dans notre région.

 

Ce plan de sauvetage d’envergure sera donc indispensable pour éviter des conséquences économiques et sociales dramatiques, pour accélérer la décarbonation du secteur aérien et aéronautique, et pour préserver l’autonomie stratégique et la souveraineté de la France et de l’Union européenne.

 

Dans sa réponse, le Gouvernement m’a assuré qu’un plan de relance et de soutien à la hauteur des enjeux de cette industrie était actuellement en cours d’élaboration.

 

Je vous invite à retrouver dans la vidéo ci-dessous mon intervention ainsi que la réponse de Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances :

 

5 mai 2020