Commission des affaires économiques – Nomination de Philippe BAPTISTE comme Président du Centre national d’études spatiales (CNES) - Jean-Luc LAGLEIZE

Commission des affaires économiques – Nomination de Philippe BAPTISTE comme Président du Centre national d’études spatiales (CNES)

Le 7 avril 2021, en application de l’article 13 de la Constitution, la Commission des affaires économiques a auditionné Philippe BAPTISTE, que le Président de la République envisageait de nommer dans les fonctions de Président du conseil d’administration du Centre national d’études spatiales (CNES).

En tant que rapporteur sur cette étape indispensable à la nomination, j’ai présenté un rapport sur le CNES et le candidat à sa Présidence en préambule aux débats.

 

La création du CNES en 1961 répondait à la volonté de doter la France d’un outil d’excellence au service de l’autonomie stratégique de la Nation dans un « siècle de fusées et d’avions » pour reprendre les termes utilisés par le général de Gaulle lui-même en 1960.

 

En ce début du XXIème siècle, l’empreinte européenne de la politique spatiale s’est renforcée et de nouvelles technologies irriguent le secteur, notamment celles liées au numérique. Pour autant, les enjeux de souveraineté et d’innovation sont les mêmes qu’il y a soixante ans.

 

Les défis qu’aura à relever Philippe BAPTISTE a la tête du CNES sont donc immenses !

 

Le premier sera de maintenir au profit de l’Europe une capacité autonome et compétitive d’accès à l’espace, ce qui suppose l’achèvement du projet de lanceur Ariane 6.

 

Le deuxième consistera précisément à mettre le CNES au service de cette « nouvelle économie de l’espace », le « New Space », avec le renforcement des partenariats avec les start-ups du numérique.

 

Le troisième défi est d’ordre militaire, puisque l’espace est devenu un terrain où l’on « se bat » au sens premier du terme, même si ce combat n’est pas toujours visible du grand public. Dès lors, l’installation au Centre spatial de Toulouse du commandement militaire de l’espace va dans le bon sens.

 

Enfin, alors que la dimension européenne de la politique spatiale a pris une ampleur indéniable, le CNES aura un rôle crucial à jouer dans le maintien de l’unité stratégique européenne.

 

Ainsi, en tant que rapporteur, mais aussi en tant que député de la Haute-Garonne et co-Président du groupe d’études « Secteur aéronautique et spatial » de l’Assemblée nationale, j’ai exprimé un avis favorable à la nomination de Philippe BAPTISTE en qualité de Président du CNES.

 

Je vous invite à retrouver mon intervention dans la vidéo ci-dessous :

 

7 avril 2021