À l’Assemblée nationale, je lance une alerte sur la situation de l’aéronautique et de l’aérien ! - Jean-Luc LAGLEIZE

À l’Assemblée nationale, je lance une alerte sur la situation de l’aéronautique et de l’aérien !

 

Le 3 mars 2021, j’ai pris la parole à l’occasion d’un débat dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sur les nécessaires mutations du secteur aérien face aux défis écologique et économique. Cette thématique avait été demandée par le groupe Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés.

 

Pendant une dizaine de minutes, j’ai ainsi lancé une alerte au ministre des Transports sur la situation des secteurs aéronautique et aérien.

 

En tant que co-Président du groupe d’études « Secteur aéronautique et spatial » de l’Assemblée nationale, j’ai souligné qu’avec la diminution drastique des vols, tant sur les liaisons intérieures qu’internationales, le secteur tout entier est sous assistance respiratoire et ne survit que grâce au seul oxygène apporté par la puissance publique.

 

Face à la crise sanitaire qui s’installe et pour éviter une catastrophe économique, j’ai ainsi demandé à Jean-Baptiste DJEBBARI, Ministre délégué chargé des Transports, de mieux adapter les mesures d’urgence (prêts garantis par l’État et activité partielle longue durée) afin de préserver le savoir-faire de ces industries d’excellence, ainsi que leurs capacités d’innovation technologique.

 

J’ai aussi interpellé le Gouvernement sur la nécessité de créer un ambitieux dispositif de détachement financé par l’État et les régions qui permettrait de proposer les compétences des salariés actuellement à l’arrêt à des secteurs d’avenir comme la robotisation industrielle, les mobilités du futur, ou encore l’intelligence artificielle.

 

D’un point de vue écologique, j’ai remis en perspective les émissions nationales de gaz à effet de serre, dont un tiers proviennent du secteur des transports, en rappelant que 94 % de celles-ci proviennent du secteur routier et moins de 4 % du secteur aérien.

 

Après avoir salué les innovations en cours visant à accélérer la transition écologique et énergétique de la filière (biocarburants durables, développement d’avions à propulsions hybrides et électriques), j’ai fustigé l’acharnement que subit le secteur aérien et les mesures restrictives envisagées, notamment celles du projet de loi dit « Climat Résilience », issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC).

 

Les quatre articles de ce texte concernant le secteur aérien ne sont qu’interdictions et obligations. Or, nous savons pertinemment que des incitations sont souvent bien plus efficaces, tant d’un point de vue environnemental, qu’en terme d’acceptabilité et de justice sociales, comme l’a démontré le mouvement des « gilets jaunes » en 2018.

 

Toulouse, la région Occitanie et la France, berceau de cette industrie ayant vu voler des pionniers et naître des programmes civils révolutionnaires comme le Concorde, le Beluga ou l’A380, ont toutes les capacités techniques et l’intelligence humaine pour devenir la nation capitale et les pionniers mondiaux de l’aviation verte.

 

J’ai donc demandé au ministre DJEBBARI une véritable ambition et davantage de moyens pour faire décoller un transport aérien plus solidaire, plus souverain et plus durable en France et en Europe, notamment en inscrivant ces sujets à l’ordre du jour de la Présidence du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2022.

 

Je poursuivrai mon combat en défendant… 31 amendements au projet de loi dit « Climat Résilience » pour protéger le secteur aérien et accélérer ses mutations !

 

Je vous invite à retrouver mon discours dans la vidéo ci-dessous :

3 mars 2021