Audition de Pierre-Éric POMMELET, Président-Directeur général de Naval Group - Jean-Luc LAGLEIZE

Audition de Pierre-Éric POMMELET, Président-Directeur général de Naval Group

Le 16 septembre dernier, le Premier ministre australien annonçait la rupture du contrat de fourniture par la France de 12 sous-marins conventionnels à l’Australie !

 

Mardi 28 septembre, les députés de la Commission des affaires économiques et de la Commission de la défense nationale et des forces armées, ont auditionné Pierre-Éric POMMELET, PDG de Naval Group.

 

Au cours de cette audition à huis clos, Pierre-Éric POMMELET nous a présenté la chronologie de ce dossier depuis la signature de ce contrat en 2016, et nous a expliqué les conséquences économiques et diplomatiques de sa rupture.

 

En choisissant de mettre un terme « par convenance » à sa relation commerciale avec Naval Group, l’Australie a pris une décision grave et brutale.

 

Le gouvernement français et la représentation nationale ont évidemment condamné cette décision regrettable.

 

Désormais, Naval Group a entamé une phase de calcul des dommages et intérêts que l’Australie doit contractuellement à Naval Group.

 

Nous serons particulièrement attentifs aux conséquences de cette décision en termes d’emploi, bien que le carnet de commandes de Naval Group soit particulièrement rempli grâce aux investissements de la Marine nationale dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, et à un nouveau succès commercial via un contrat de vente de trois frégates de défense et d’intervention à la Grèce.

 

La France reste évidemment pleinement investie dans la zone indo-pacifique. La décision australienne pénalise d’abord et avant tout les Australiens, qui perdront ainsi de l’activité (60% de la construction devait être réalisée sur place), des emplois, des transferts de compétence et un outil militaire particulièrement efficace. Ils perdront également une efficacité stratégique programmée car la conception des matériels américains redémarre de zéro.

 

Comme l’a expliqué le gouvernement français à plusieurs reprises ces dernières semaines, cette décision ne sera évidemment pas sans conséquence et d’abord et avant tout sur la confiance que la France peut placer en son allié.

28 septembre 2021