Commission des affaires économiques – Audition de Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre déléguée chargée de l’Industrie

Les auditions des ministres par les différentes commissions de l’Assemblée nationale sur le bilan de leur travail réalisé depuis 2017 se terminent ce mois-ci. Le 15 février dernier, la Commission des affaires économiques a reçu Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargée de l’Industrie.

 

En tant que porte-parole du groupe démocrate pour cette audition, j’ai souhaité féliciter la ministre pour la réactivité du gouvernement vis-à-vis du monde économique face à la soudaineté et à l’incertitude de la crise sanitaire. Le ministère a pris des mesures responsables et courageuses, qui ont permis de conserver les emplois et les compétences de notre tissu industriel français.

 

Pour le secteur aéronautique, les différents plans de sauvegarde de l’emploi et la prise en charge du chômage partiel ont permis à Airbus de préserver ses compétences majeures, contrairement à Boeing qui a licencié un fort pourcentage de ses ingénieurs.

Le gouvernement a su être à la hauteur en débloquant 15 milliards d’euros dans le cadre de son plan de soutien de la filière aéronautique traditionnelle.

 

S’agissant des startups dans l’aviation décarbonée, ce plan n’a pas eu vocation à les aider directement. Même si des appels à projet ont été mis en place, ils ne sont pas encore suffisants pour soutenir ces nouvelles entreprises françaises, qui ont du mal à passer le seuil de l’industrialisation.

L’année dernière, j’avais interpellé Agnès PANNIER-RUNACHER sur les difficultés de l’entreprise toulousaine Aura Aero à obtenir des financements publics. La réactivité de la ministre avait permis l’obtention d’un soutien financier à la startup à hauteur de 3 millions d’euros.

 

L’accompagnement financier des startups est une condition sine qua non du maintien de l’excellence française en la matière. Faute de soutiens adéquats, ces entrepreneurs risqueraient de se tourner vers les États-Unis, la Chine ou certains pays du Moyen-Orient, où les financements sont plus faciles à trouver. Cela entraînerait alors des transferts technologiques, de propriété intellectuelle et de savoir-faire réellement dommageables pour la compétitivité et l’innovation françaises dans les technologies durables.

 

Face à ce constat, j’ai souhaité interpeller Agnès PANNIER-RUNACHER sur l’engagement du gouvernement pour accompagner ces startups, essentielles pour le rayonnement industriel français.

 

Je vous invite à retrouver dans la vidéo ci-dessous mon intervention ainsi que la réponse d’Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre déléguée chargée de l’Industrie :

9 février 2022