Commission des affaires économiques - Rapport sur l’impact de la crise de la Covid-19 sur le secteur événementiel - Jean-Luc LAGLEIZE

Commission des affaires économiques – Rapport sur l’impact de la crise de la Covid-19 sur le secteur événementiel

Le mercredi 19 janvier 2022, la Commission des affaires économiques a examiné le rapport sur l’impact de la crise de la COVID-19 sur le secteur événementiel présenté par les députés Corinne VIGNON (LREM) et Philippe NAILLET (PS).

 

Ce rapport est essentiel, alors que le secteur événementiel a rencontré de nombreuses difficultés tout au long de la pandémie. C’est un secteur qui a été très touché par les conséquences économiques de cette crise, situation alourdie par la mise en place tardive des aides publiques.

Le groupe MODEM, au nom duquel je me suis exprimé, s’est engagé sur cette question en défendant les intérêts des discothèques mais aussi de la restauration, à travers les modalités complémentaires de versement des pourboires. Nous avons tout fait, aux côtés du gouvernement, pour ne pas laisser cette filière sur le bas-côté !

J’ai aussi souhaité faire remarquer la réactivité, la disponibilité et l’efficacité des acteurs publics locaux, comme la direction régionale des Finances publiques (DGFIP) de Haute-Garonne, auditionnée par les rapporteurs. Ils ont su accompagner au mieux les entreprises dans les démarches nécessaires pour obtenir les aides économiques allouées par l’Etat. Les entreprises que j’ai pu rencontrer sur le terrain de ma circonscription me l’ont d’ailleurs confirmé : sans les aides gouvernementales attribuées au secteur, elles n’auraient jamais pu survivre.

 

Face à la cinquième vague de contamination, le secteur de l’événementiel a de nouveau été ralenti dans une période majeure pour son activité : celles des fêtes de fin d’année et des cérémonies de vœux de janvier. Les propositions concrètes et opérationnelles du rapport pour répondre aux difficultés actuelles, au-delà des mesures de plus long termes, sont les bienvenues pour s’adapter le plus vite possible aux besoins du secteur.

Car même s’il est essentiel de tirer les leçons de cette crise pour améliorer la résilience de notre pays face aux chocs exogènes, il est urgent d’adapter au mieux notre système aux problématiques actuelles afin d’assurer une sortie de crise plus stable.

 

Des nombreuses propositions présentées par les rapporteurs, j’ai souhaité m’arrêter sur deux de celles-ci de façon plus poussée.

La première est la proposition de créer une organisation interprofessionnelle représentative du secteur. En effet, le manque de fédération de la filière événementielle a entravé l’identification des besoins des entreprises et donc des mesures à prendre. Une meilleure structuration de la filière apparaît donc indispensable. Toutefois, j’ai alerté les rapporteurs sur le risque que la mise en place d’une fédération nationale unique ne fasse primer l’intérêt des quelques grandes entreprises de l’évènementiel sur celui des très nombreuses PME du secteur.

La seconde est celle de la désignation d’un interlocuteur ministériel spécifique pour la filière. Les rapporteurs ont noté les difficultés des entreprises à identifier l’interlocuteur compétent au niveau étatique. La multiplicité des interlocuteurs ministériels sur la question a constitué un second ralentissement de la réactivité de l’Etat face à la situation économique de ces entreprises. J’ai alors voulu savoir si cette proposition était concrètement envisageable et envisagée.

 

Je vous invite à retrouver dans la vidéo ci-dessous mon intervention ainsi que la réponse de Corinne VIGNON (Philippe NAILLET étant absent car cas-contact) :

19 janvier 2022