Question sur le programme de privatisations du Gouvernement et l’Aéroport Toulouse-Blagnac - Jean-Luc LAGLEIZE

Question sur le programme de privatisations du Gouvernement et l’Aéroport Toulouse-Blagnac

Durant la séance de questions sur le programme de privatisations du Gouvernement du mercredi 04 avril 2018, j’ai eu l’opportunité d’interroger M. Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Économie et des Finances, sur la situation particulière de l’Aéroport Toulouse-Blagnac à la vue des potentielles cessions de participation qui pourraient mener à la privatisation de cet aéroport dans les mois à venir.

 

J’ai ainsi pu rappeler que l’État devait jouer son rôle de régulateur dans le secteur des aéroports, et que ces cessions de participations publiques, parfois à des investisseurs non européens comme c’est le cas à Toulouse-Blagnac, posaient certaines questions.

 

J’ai également pu interroger le Gouvernement sur la dimension stratégique de ces aéroports, sur lesquels sont implantés de nombreux joyaux industriels français et européen, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et du spatial, qui nous concernent particulièrement en Haute-Garonne.

 

En réponse à cela, le Gouvernement m’a tout d’abord assuré que ces opérations répondaient uniquement à une vision stratégique de long terme, notamment sur la place respective de l’entreprise et de l’État dans la société française.

 

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Économie et des Finances, a ensuite rappelé que l’objectif était évidemment d’assurer la continuité du service public, et d’aller même au-delà en améliorant la qualité de l’ensemble des services publics rendus à l’usager au sein de ces infrastructures aéroportuaires.

 

Le Gouvernement s’est également engagé à préserver l’avenir des Français en gardant un dispositif de régulation efficace et fort aux mains de l’État en ce qui concerne le transport, les flux aériens, les niveaux des tarifs et des redevances.

 

Finalement, s’il devait y avoir cession d’actifs, le Gouvernement a promis que le produit serait affecté principalement au financement de l’innovation de rupture par le biais du fonds pour l’innovation de rupture créé en janvier dernier.

 

Nous pouvons donc nous réjouir de ces garanties de la part du Gouvernement et continuer notre action pour préserver la majorité publique de l’Aéroport Toulouse-Blagnac.

4 avril 2018