Avec AURA AERO, FRANCAZAL accueille la naissance d’une aéronautique décarbonée - Jean-Luc LAGLEIZE

Avec AURA AERO, FRANCAZAL accueille la naissance d’une aéronautique décarbonée

Le 9 avril 2021, en tant que coprésident du Groupe d’Études Aéronautique et Spatial de l’Assemblée nationale, je me suis rendu chez le nouvel avionneur Toulousain AURA AERO, pour rencontrer son dirigeant, Jérémy CAUSSADE, qui ambitionne avec sa startup de devenir un acteur-clé de l’aviation décarbonée.

Créée en 2018, AURA AERO est basée à TOULOUSE-FRANCAZAL et emploie une cinquantaine de personnes.

Après la certification de son premier modèle, l’Intégral R, un biplace de voltige à moteur thermique, cette jeune entreprise a développé l’Intégral S, version à train tricycle de ce modèle, destiné à la formation de pilotes professionnels civils et militaires ainsi qu’au vol de loisir.
Dans le même temps AURA AERO annonce la présentation de l’Intégral E, une déclinaison à moteur électrique qui devrait voler à partir de 2022.

Pour le moment installée dans le hangar historique HM7 de l’ancienne base aérienne de Francazal, AURA AERO va se développer en construisant de nouvelles installations sur les terrains concédés par Toulouse Métropole et avec l’appui de la Région Occitanie, de la BPI, d’INNOVACOM et de ses actionnaires d’origine.

Cette entreprise fondée par d’anciens cadres d’Airbus et d’ASSYSTEM souhaite se positionner sur le marché du transport régional avec un projet d’avion électrique 19 places baptisé ERA (Electrical Régional Aircraft) pour du transport de passagers mais aussi pour du cargo. Son premier vol est prévu en 2024 pour une mise en service courant 2026.

Avec ERA, Aura Aero veut mettre au point une solution de mobilité point à point abordable et à bas niveau carbone et qui s’inscrit par ailleurs dans l’appel à projets « Démonstrateur d’avion vert dans l’aviation légère » lancé en tout début d’année dans le cadre du plan de relance régional aéronautique.

Cette visite a conforté mon opinion sur la nécessité de maintenir les « petites » lignes aériennes de nos territoires car ce sont ces dernières qui permettront de développer un avion décarboné qui ne desservira, dans un premier temps, que de courtes distances et sera donc parfaitement adapté aux vols régionaux.

 

La transition est déjà en marche, laissons-lui l’opportunité de se développer !

9 avril 2021